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Oyiwen ed tanemert_______ Page mise à jour le 25 juin 2020 vers 00h50 TUC    

 

Petite histoire de douze tatouages


    Avant tout

Les deux considérations précédentes ont conduit à mettre en ligne ce travail hic et nunc .


En préambule


    Pourquoi ?

Deux raisons principales à ces tatouages.


    Comment ?

Chacun des tatouages peut se définir par trois éléments :

Quand ces trois éléments semblaient évidents (2), pris individuellement aussi bien que dans leur harmonie, la réalisation intervenait. Mais auparavant, la mise au point (3) du projet de chaque tatouage est partie tantôt de l'un, tantôt de l'autre de ces trois éléments ; c'est ce qu'essaiera de faire ressortir leur petite histoire .


    Quand ?

Le paragraphe consacré à Te Moko explique la genèse du premier tatouage ; mais ce qui devait venir après a pris forme dans les jours qui ont suivi sa mise au point.
      La carte initiale   aaa     donne une idée assez fidèle du plan  élaboré à ce moment-là ; on verra que ce plan a connu des modifications parfois substantielles, mais il est resté pour encadrer les réalisations ultérieures, comme l'indique l'état final de la carte des douze tatouages ci-dessous.
      Précision aussi nécessaire que désabusée : la silhouette utilisée dans ces deux images n'est pas la mienne.

     

Nota-bene

Carte des douze tatouages

Cliquer
  • sur le nom ou le numéro d'un tatouage pour aller à la section de la Petite Histoire qui lui est consacrée ;
  • sur la zone en bleu de la silhouette pour en afficher la photo (dans un autre onglet).

Carte des tatouages
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1   TE  MOKO

Genèse :   1- lieu   |   2- dessin   |   3- sens
Sens : Océanie - Wallis
Style : tribal polynésien
Réalisation : Paris - 14/07/05   [1 h 30]

Une nuit (insomniaque) de juin 2005, le sentiment s'est imposé qu'il me fallait (4) un tatouage à l'intérieur de l'avant-bras droit. Tout est donc parti de là. Restait à trouver un motif à tatouer, en accord avec l'emplacement (rectangle allongé entre deux cicatrices, l'une au poignet, l'autre à la pliure du bras) ; un poignard ? le sens n'en était pas des plus heureux ; un serpent ? la longueur disponible paraissait trop réduite, et tout le monde n'est pas M. Cousin (23) ; c'est alors qu'est venue l'idée du lézard, mieux à adapté à l'espace disponible et, surtout, donnant un sens  au tatouage : du Niger à la Guadeloupe, en passant par Wallis et même la Bretagne, les lézards ont toujours été de la fête.

Retour nocturne sur Internet pour voir ce qui existait en la matière : une demi-douzaine d'images se répartissant entre motifs réalistes et stylisés ; je préférais nettement ces derniers dans leurs versions polynésiennes, et plus particulièrement celui du milieu   aaa
      Seule ombre au tableau : les extrémités des pattes passaient mal ; d'où l'idée de les faire cercler autour du bras : plus d'extrémités, plus de problème ; et ce double bracelet formait un tatouage complémentaire bienvenu.

 

Les trois éléments constitutifs (lieu/sens/dessin) ayant atteint l'évidence, il ne restait plus qu'à passer à la réalisation. Mais, fin juin, le salon de tatouage de la Marina du Gosier était fermé pour la durée des vacances ; il a donc fallu attendre d'être à Paris pour le faire réaliser, par Bruno chez Abraxas, le soir du 14 juillet.
   La cicatrisation ne posa pas de problème.

Pendant trois ans, Te Moko a présenté une apparence assez épurée { que l'on peut voir en plaçant le curseur de la souris sur l'image à droite }. En juin 2008, Te Aito Iti lui a donné son aspect définitif   aaa   
         Quant au sens, la venue de tatouages plus spécifiquement polynésiens ou pascuans le destine plutôt à représenter Uvea. Enfin, la recherche d'un tatoueur pour Te Aito Iti a permis de découvrir que l'original de ce lézard était dû à Chimé, de Moorea.
 
LézardLézard
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2   ZAKKAT N'BAGEZEN
Genèse :   1- sens   |   2- dessin   |   3- lieu
Sens : Imajeren - Aïr
Style : semi-tribal monochrome
Réalisation : Le Gosier - 20/09/05  [0 h 45]

   Après le motif polynésien, un tatouage se rattachant aux Imajeren semblait s'imposer, en pensant d'abord à la « croix d'Agadez » (cf. image ) ; mais sa ressemblance avec
 Signes imajeren
une croix (sans guillemets) changeait le sens  d'un tel tatouage (6). Iférouane (image ) semblait mieux convenir.

Le dessin était presque terminé quand il fallut se rendre à l'évidence : j'étais allé à Tahoua, Agadez, In Gall et même Timia mais pas [encore] à Iférouane, plus au nord dans l'Aïr. D'où le croisement avec le signe de Bagezen (image ), une montagne que l'on peut apercevoir depuis Timia.

Restaient deux achoppements :

  • le lieu : l'endroit prévu était le haut du dos mais la zone est devenue impossible à nettoyer seul ; il fallut donc migrer vers le haut du bras gauche, d'abord écarté à cause d'une cicatrice ; le motif de Bagezen tenait juste au-dessous ;
  • la partie supérieure : le signe de Bagezen comporte deux éléments superposés qui allaient empiéter sur la cicatrice.
         Après divers essais, cette partie fut remplacé par deux flèches encadrant la cicatrice ; une phrase de tamajeq au-dessus permit de meubler le vide ; l'excellence du style n'est pas garantie, mais elle devrait être comprise par un Amajar (du Niger au moins, car certains signes sont diffèrents ailleurs).
    Placer le curseur de la souris sur l'image pour afficher la traduction   aaa

 Signe à tatouerTexte en tamajeq

La réalisation du tatouage (à la Marina du Gosier) et sa cicatrisation ont été parmi les plus rapides de toute la série.

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3   LA  TRIADE  CELTIQUE
Genèse :   1- sens   |   2- lieu   |   3- dessin
Sens : 9 sens – voir le détail   aaa
Style : tribal celtique polychrome
Réalisation : Le Gosier - 03/11/05  [1 h 45]
      La genèse indiquée ci-dessus, très simplificatrice, écrase les nombreuses interactions entre les trois éléments ; l'ensemble est d'autant plus complexe que ce tatouage est la contaminatio  de deux motifs originels (les w et r de la carte initiale) et qu'il a, de plus, servi de voiture-balai pour tous les sens  restés en déshérence.
      La migration du motif de Bagezen vers l'épaule gauche avait entraîné celle du bracelet w au bras droit, avec l'espoir de le faire cohabiter avec le motif celtique r. Pour ce bracelet, le sens  (la fraternité homosexuelle), et le lieu  étaient arrêtés ; restait le dessin, qui devait évidemment jouer sur les six couleurs de l'arc-en-ciel.
   
Significations de la Triade
Après divers essais, ce motif      
bracelet arc-en-ciel
     fut retenu ;
le seul point délicat était le raccord entre les deux extrémités de la bande.

Le bracelet était donc prêt mais il parut plus prudent d'amener le motif celtique r au même stade avant de passer à la réalisation ; d'autant plus que (contrairement au bracelet) ce motif restait mal défini : d'abord, fallait-il privilégier le sens (un motif celtique, pour la Bretagne) ou le dessin et le lieu  (un ornement d'épaule tribal, essentiellement esthétique) ? ensuite, une fois retenu le motif celtique (en vertu du principe exposé dans le Pourquoi ?  du préambule), le spectre de la récupération fut de retour : entre croix celtique et triskel plus ou moins gammé, on retrouvait les aléas de la croix d'Agadez – en nettement plus malaisant ; les sites ayant une section celtique furent donc mis à contribution jusqu'à trouver ce motif   aaa
son esthétique me plaisait et il pouvait décemment représenter le monde celte ; la seul équivoque possible était l'écusson, qui le tirait vers le médiéval ou le New Age.

   
Motif celtique

L'une des façons de rectifier le tir était de jouer sur les couleurs (pour ce motif ternaire, les six couleurs de l'arc-en-ciel semblaient s'imposer en jouant sur la dualité couleurs primaires/secondaires) ; c'est alors qu'apparut la possibilité d'ajouter au sens celtique le symbole des parts de vie qui ne devaient être présentes dans aucun des tatouages ultérieurs. Pourtant, le motif avait ses limites, et y caser les huit sens élus aboutissait à un dessin passablement surchargé, que la proximité du bracelet rendait encore plus kitsch ; la seule solution raisonnable était de lier les deux motifs, à la fois pour donner son unité à l'ensemble et pour reporter sur le bracelet le trop-plein de significations.

Initialement, le motif LGBT+ devait apparaître sous la forme des six couleurs de l'arc-en-ciel reprises dans la boucle interne (Scoutisme /Cancer /Tao ) ; mais (pour une raison oubliée), cette mise en couleurs fut repoussée à plus tard.

Boucle scoutisme-Cancer
Triade celtique

Quand le temps en fut venu, apparut un obstacle imprévu : à Raiatea, les tatoueurs n'utilisent que l'encre noire ; il fallut donc remplacer les couleurs par un dessin ; après quelques recherches, j'optai pour un lambda dans un triangle noir  (7) ; mais placer ce motif sur le bras aurait obligé à lui donner la taille d'un timbre-poste ; j'ai donc préféré le reporter sur le côté de la jambe droite, à un endroit où l'espace n'est pas limité  (8).

Ainsi, après bien des hésitations (ce tatouage est celui qui a donné lieu au plus grand nombre d'essais et a suivi le plus de fausses pistes), la réalisation aboutit à ce que l'on peut voir sur les trois photos.

Triade celtique
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4   LE XI
Genèse :   1- sens   |   2- lieu   |   3- dessin
Sens : Enseignement - hellénisme
Style : tribal monochrome
Réalisation : Le Gosier - 11/01/06  [1 h 50]

Autant la Triade celtique a connu des variations nombreuses et profondes, autant ce tatouage a peu évolué entre sa première ébauche et sa réalisation ; dès le départ, il était normal que la quarantaine d'années passée à enseigner soit présente, sous la forme de ma signature professionnelle (ξυλον, ξυλ ou ξ selon la place disponible), à tatouer sur la jambe gauche (puisque les deux bras commençaient à se remplir).


La seule hésitation a porté sur le détail du dessin ; l'idée originelle était d'inscrire le mot horizontalement, avec le ξ sur le mollet et le λ sur le tibia ; mais il y avait deux inconvénients : d'abord, faire tenir ces cinq lettres autour de la jambe nécessitait des caractères de taille réduite et, du coup, le ξ semblait soit mesquin soit disproportionné ; ensuite, l'expérience de la Triade celtique engageait à éviter les os (9).

   
xylon
 
 
flash dragon
   

Le motif se concentra donc sur le ξ, facile à créer à partir d'une police d'ordinateur ; c'est alors qu'apparut ce flash (aux deux sens du terme) bbb   ; le dessin devenait alors aussi évident que le sens et le lieu.
      Seule difficulté : la boucle inférieure du ξ, que la lettre grecque imprimée ne fournissait pas ; malgré tous les efforts, l'extrémité (qui, pour la signature, se continue dans le υ) en restait maladroite ; une hampe fut donc ajoutée au dernier moment pour lui permettre de se prolonger par un p puis un b dont la boucle entoure la malléole interne.
      La cicatrisation fut assez longue (10).

   
Le Xi
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5   KAT  ELEMAN  LA
Genèse :   1- sens   |   2- lieu   |   3- dessin
Sens : Guadeloupe - Caraïbe
Style : semi-tribal polychrome
Réalisation : Le Gosier - 08/03/06  [1 h 15]

Impossible d'ignorer la Guadeloupe, qui m'a hébergé près de douze ans (et où la plupart des tatouages ont été réalisés).

La place encore disponible sur les bras étant réservée, la jambe droite s'imposait ; restait à trouver le dessin.


La carte initiale rappelle que l'idée de départ était une cascade (l'île aux belles eaux ), traitée de façon réaliste (pour changer du tribal omniprésent jusque-là) ; mais une cascade réaliste sur le mollet, est-ce bien réaliste ?
      Des recherches sur Internet menèrent à ce dessin   aaa
deux aspects semblaient intéressants : le bandeau circulaire (qui pouvait se retrouver dans un bracelet de jambe) et le motif central (qui alliait le soleil, l'eau et la terre). L'idée fut reprise en modifiant les couleurs, pour aboutir à ce motif   aaa
      Pour le tour de jambe, on aurait pu recycler le motif prévu initialement pour le bracelet LGBT+  [placer le curseur de la souris sur l'image ci-dessous pour revoir ce motif], en adaptant les couleurs (25) ; mais l'image ci-dessous se présenta ; elle avait l'intérêt d'évoquer l'air, complétant ainsi les trois éléments du macaron.

   
bandeau


bracelet TriadeElément vent
   
Il ne restait plus qu'à assembler le macaron et trois ou quatre séries du motif ci-contre cerclant la jambe ; mais où placer le macaron ?

À l'avant, sur le tibia ? l'épaule et la cheville suffisaient à mon endurcissement ; à l'arrière sur le mollet ? la confrontation avec le Xi de la jambe gauche tournerait au ridicule ; sur le côté (interne ou externe) ? on obtenait une cocarde sur une jarretelle. La meilleure solution était d'aplatir le macaron pour l'accorder avec le bracelet, tout en le dédoublant pour rétablir une symétrie propre à la jambe droite.


Le travail aboutit à ce motif  aaa
et cette réalisation  ddd

_____
Motif Gwada
Tatouage Gwada
   
NB- c'est la seule fois où un tatouage a dû être suspendu, en raison d'une crampe dans le pied – plutôt redoutée pendant la réalisation du Xi ; d'ailleurs, dans son ensemble, ce tatouage parut plus pénible que le précédent, bien qu'ayant demandé nettement moins de temps ; peut-être est-ce dû au fractionnement nécessité par les couleurs (amenant à revenir plusieurs fois sur la même zone) ou alors à la difficulté de mettre en place successivement chaque facette de la jambe.

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6   LE MOAI

Genèse :   1- sens   |   2- lieu   |   3- dessin
Sens : Rapa Nui - φυσις
Style : semi-tribal polychrome
Réalisation : Le Gosier - [14/04/06 - 0 h 50] + [18/05/06 - 1 h]

Le rang chronologique tardif de ce tatouage ne rend pas compte de son importance, conséquence de l'attachement à son île (où j'avais pu séjourner une semaine en 1995). Initialement, il était prévu de le faire réaliser sinon à Rapa Nui, du moins à Tahiti (ou, à défaut, à Santiago), après être retourné à Rano Raraku ; mais la perspective de ce voyage s'est peu à peu éloignée, et il a semblé plus sage de le faire réaliser au Gosier (à l'exception de l'œil (27)).
      Le projet de faire tatouer un moai est donc l'un des premiers arrêtés ; mais quid du lieu et du dessin ? l'idée première était une statue vue de face (avec son chignon et ses yeux), comme ici   aaa
cependant, le moai est traditionnellement tourné vers ce qu'il protège (26) ; le respect de cette coutume demandait qu'il soit ici tatoué de profil ; seul l'extérieur de l'avant-bras gauche (11) pouvait alors convenir.

   
Moai de face
Moai tatoué
   
bbb   C'est alors qu'apparut, sur le site d'un tatoueur de Tahiti, une photo de tatouage correspondant à ce critère.
      Quelques modifications permettaient au motif de faire l'affaire : le tourner vers la gauche, supprimer les enluminures de style marquisien, remplacer le socle par un bandeau cerclant autour du bras. Mais la probabilité d'aller à Pape'ete se fit de plus en plus ténue, jusqu'à disparaître ; du coup, ce modèle perdait de sa pertinence, et mieux valait partir d'une statue originale, telle qu'on peut la voir ici   aaa.
      Un moment, il parut intéressant de faire tatouer la statue sur la tranche de l'avant-bras et d'ajouter (pour meubler l'à-plat) un moai couché à l'arrière-plan, regardant les étoiles, pour illustrer le nom de Mata ki te ragi  (le visage tourné vers le ciel) ; mais sa lourdeur fit abandonner ce projet.
   
Moai de Rano Raraku

Projet final
   

Restait à fixer la base du moai ; l'idée première était un motif de caractères rongo-rongo (12) faisant le tour du bras ; mais il était difficile de le faire passer entre les cicatrices sans trop décaler le moai vers le haut ; il fallut donc se limiter à un simple trait autour du poignet avec, sous le moai, quelques signes rongo-rongo ; on peut voir à gauche l'état que je pensais final et ci-dessous la signification (passablement personnelle) des cinq caractères choisis (13).


Texte rongo-rongo
   
      Tel fut donc le tatouage réalisé à la mi-avril ; mais, pour la première fois, il ne me parut pas vraiment satisfaisant, surtout parce que, placé très bas sur le poignet, il s'arrêtait assez loin du coude et semblait étriqué.
      C'est alors que l'image du moai de face avec son chignon (voir plus haut) refit surface.
Projet final
   

Dans le même temps, il parut convenable de transformer cette statue (abandonnée dans sa carrière) en moai vivant (27) ; la convergence des deux idées aboutit au projet affiché à gauche (la partie inférieure du tatouage, restée sans changement, n'est pas reproduite).
      Le tatouage réalisé en avril fut donc complété à la mi-mai par le chignon et le fond bleu foncé, pour donner le résultat que l'on peut voir à droite.
NB- Ce nouvel état comble les lacunes mentionnées précédemment, mais laisse deux éléments en suspens :
le chignon semble flotter au-dessus de la tête ; il serait souhaitable d'en reprendre la base pour améliorer l'effet ;
dernière trace de l'idée originelle, l'œil n'avait pas été dessiné, dans l'attente d'une rencontre avec le moai ; le face-à-face a maintenant eu lieu, mais (comme pour la Triade celtique) la mise à jour tarde ; un jour, peut-être.

 
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Moai réalisé

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7   TE  AKAU  MANU

Genèse :   1- lieu   |   2- dessin   |   3- sens
Sens : Polynésie - patronyme (28)
Style : tribal polynésien monochrome
Réalisation : Le Gosier - 15/06/06  [1 h]

Particularité partagée avec ManoDayak : aucun des trois éléments de la genèse de ce tatouage n'était prévu dans le plan initial ; il est en quelque sorte le résultat d'un concours de circonstances (tenant ici d'une part au lieu et de l'autre au dessin ; le sens n'est venu que pour expliquer l'ensemble).

Au début de 2006, un peu comme pour Te Moko deux ans plus tôt, il me sembla évident  d'avoir un tatouage sur la main gauche – qui serait le seul visible en tout temps ; l'idée de départ était un trident (dont les dents s'avanceraient sur les premières phalanges de l'index, du majeur et de l'annulaire) ; dans mon imaginaire, ce trident était le symbole du mouvement spartakiste, mais aucune recherche ne permit de le confirmer.

Or la même planche qui avait donné naissance à Te Moko comprenait aussi un oiseau qui me fascinait, mais n'avait trouvé sa place nulle part ; l'image avait donc été rangée avec d'autres coups de cœur laissés pour compte.
      C'est alors qu'il apparut que l'oiseau pouvait être placé avec la tête sur le majeur et le haut des ailes sur l'index et l'annulaire ; le lieu et le dessin s'accordaient maintenant, mais pour quel sens ?
      En y regardant bien, deux parties de l'oiseau me plaisaient moins : le bec (évoquant un chapeau de clown) et la queue (en rupture de style) ; le Tagata Manu, l'homme-oiseau des Pascuans, et son dieu Maka-Make offraient une solution, aboutissant au dessin (14) {que l'on peut voir en plaçant le curseur de la souris sur l'oiseau à droite} (le tatouage devait bien sûr être entièrement noir ; les couleurs ne servent ici qu'à distinguer les trois sources du motif).

   
Dessin manuleleDessin akau manu

Mais le sens grinçait un peu : Rapa Nui était déjà présent dans le moai, et rien ne me reliait particulièrement à cet Homme-oiseau, d'autant que certains aspects en sont pour le moins déplaisants (évocation de sacrifices humains, arrière-plan politique (15)) ; il parut donc judicieux de transformer ce tagata manu  en akau manu (18), l'arbre-oiseau ou l'oiseau-bois, complétant le duo humain-minéral  du moai par une union entre l'animal et le végétal .
      Il reste un point à évoquer : ce tatouage est le premier et le dernier à être « public », quasiment toujours visible ; ce trait unique ressortit sans doute à une dernière raison qui lui est propre ; il s'est aussi imposé comme la métaphore d'un coming out  permanent, façon de dire : « Voyez que nous ne sommes pas totalement pareilles – ni meilleures ni pires, mais possiblement différentes.»
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Akau manu

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8   MANODAYAK

Genèse :   1- dessin   |   2- sens    |   3- lieu   |    4 - sens
Sens :Ⓐ   Afrique sahélienne + virtutes   |    Imajeren
Style : Ⓐ   tribal monochrome  |    réaliste couleur
Réalisation : Le Gosier - 04/01/07  [1 h 30]

Si le point de départ de ce tatouage est le même que pour Te Akau Manu, le lien entre dessin et sens a évolué de façon très différente et imprévue, au point que l'introduction rédigée quelques mois avant sa réalisation est devenue en bonne partie obsolète. Cependant, pour plus de clarté, ce texte initial a été conservé ci-dessous en gris.
NB- Au départ, le tatouage devait s'appeler Le Kanaga.


Comme le tatouage précédent, le Kanaga est né de la rencontre d'un dessin et d'un lieu.
•  En effet, en novembre 2005, un pilier du quai de la gare de Chanteloup-les-Vignes présentait la peinture que l'on peut voir ici  aaa
      Le motif central (en jaune sur fond rouge) évoqua tout de suite de vieux souvenirs, et des recherches aboutirent à un masque utilisé par les Dogons, au Mali
[placer le curseur de la souris sur l'image à droite pour afficher le masque].
      Mais l'idée que je m'en étais faite reposait sur un malentendu ; en effet, seule la partie inférieure représente un animal ; les plaquettes rectangulaires placées au-dessus ne sont qu'une sorte de panache ; pourtant, isolées du masque proprement dit, elles peuvent former la représentation stylisée d'un lézard ou bien (cum grano salis ) d'un homme.
•  Restait à trouver un lieu. La question trouva sa réponse avec le moai, qui semblait appeler un complément pour occuper l'avant-bras gauche.

   
Peinture kanagaMasque dogon

Ce qui précède rend compte des sens mentionnés dans le descriptif.
      Mais l'année suivante, au Niger, je découvris qu'il s'agissait en fait (ou plutôt ? ou aussi ?) de la lettre Z de l'alphabet tifinagh, qui avait servi de symbole à la rébellion touareg  de 1990-1995.
NB- Je ne connaissais cette lettre que sous la forme tifinagh Z , utilisée par les Imajeren du sud du Niger.
 
      Pour renforcer cette valeur et rééquilibrer le tatouage, un chèche, dans un style plus réaliste, vint s'ajouter au-dessus et autour du motif tribal. Le tatouage prit alors le nom de Mano Dayak, l'un des chefs de la lutte des Imajeren dans les années 1990, mort en 1995 dans un accident d'avion (son nom a été donné à l'aéroport d'Agadez, et un vingt-deuxième pendentif a été ajouté en sa mémoire à la série des « croix » d'Agadez, Iférouane, Bagazen, et autres hauts lieux).
 
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Tatouage Mano Dayak

9   LE  PYTHON

Genèse :   1- lieu   |   2- sens   |   3- dessin
Sens : Delphes (Apollon Pythien)
Style : semi-réaliste bicolore
Réalisation : Pape'ete (Mana'o Tatoo)  [29/05/07 - 4 h] + [19/06/07 - 2 h]

Initialement, le neuvième et dernier tatouage devait être La Porte de Bali  (puisque le dixième, mentionné comme Sahara , était déjà présent dans le Zakkat n'Bagezen et Mano Dayak) mais un vide subsistait entre les tatouages du bras gauche (20) .

Poupée baoulé ? poignard touareg ? tête de chien de brousse ? rien ne convainquait.
      Or, au cours de mon dernier séjour au Niger, s'était imposé le sentiment de trois lieux essentiels, « nombrils du monde » (ομφαλος ou te pito o te fenua ) : Rapa Nui, l'Aïr et Delphes.
      Puisque le bras gauche gardait l'empreinte (21) des deux premiers (le Moai et Te Akau Manu pour l'un, le Zakkat 'n Bagezen et ManoDayak pour l'autre), il convenait d'y adjoindre le troisième – et particulièrement le temple d'Apollon Pythien. Des essais avec les lettres Δ (pour Delphes), Α (pour Apollon) et Π (pour Pythien) n'aboutirent nulle part. La meilleure solution parut venir du personnage  de Pytho (24) : un serpent s'insérait parfaitement dans le V et, de plus, permettrait de relier le groupe main-avant-bras à l'épaule.
      Mais ce qui devait être le dernier tatouage de Guadeloupe aura été en fait le premier de Polynésie, le calendrier n'ayant pas permis de fixer un rendez-vous avant mon départ du Gosier.
      En changeant d'île (ainsi que d'océan, de continent et même d'hémisphère), la bête a pris de l'épaisseur et du poids, pour occuper plus de place que ce qui était initialement envisagé

   
Le Python - tête

Ce tatouage (le premier pour lequel je n'ai pas fourni de dessin précis) s'est fait en deux fois : d'abord l'encre noire pure puis l'encre diluée.
      Du fait de sa durée comme de la surface et des zones concernées, sa réalisation laisse un souvenir assez rude.
 
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Le Python - corps
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10   TE  AITO  ITI

Genèse :   1- modus operandi
Sens : tradition polynésienne
Style : tribal polynésien
Réalisation : Moorea (Purotu)  [12/06/08 - 4 h] + [04/08/08 - 1 h 30]
      Ce tatouage préente la particularité de devoir sa genèse non pas aux trois critères habituels mais à son seul mode de réalisation.
      En effet, quelque temps après la fin du Python, j'ai appris que la technique traditionnelle (par peigne frappé avec un maillet) était encore pratiquée par certains tatoueurs, surtout à Moorea. Après diverses recherches et plusieurs retards (29), la réalisation a pu commencer.
      Comme lieu, le dessus de l'avant-bras droit s'imposait :
•  l'endroit était à peu près libre (à part les pattes du lézard, pas trop difficiles à intégrer) ;
•  et puis c'était certainement la zone la moins sensible (30).
      Pour le dessin comme pour le sens, je ne pouvais bien sûr que m'en remettre à Purotu. Il y a donc entre autres (sous forme stylisée) des dents de requin, des écailles de carapace de tortue et des oiseaux.
      En juin 2008, l'avant-bras fut tatoué, du poignet au coude. Le résultat était très satisfaisant, mais paraissait un peu trop fermé  sur l'avant-bras ; un second voyage à Moorea, en août, permit de le faire compléter au-delà du coude, assurant le lien avec La Triade celtique.

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Te Aito Iti
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11   LA  PORTE  DE  BALI

Genèse :   1- dessin  et .sens   |   3- lieu
Sens : Bali - baroque
Style : tribal
Réalisation : Taputapuatea (Isidore Haïti)  [15/06/20 - 1 h 30]


Une procrastination maladive a fait de ce tatouage un ouvrier de la onzième heure. Pourtant, son principe figurait déjà dans le plan initial et ses composants remontent à un (court) séjour à Bali en 1994 :

  • le sens  aa Balinais, Berbères et Rapa Nui – mêmes combats ;
  • le dessin  aa les temples de Bali sont souvent construits au centre d'un espace entouré d'un mur percé de portes à l'architecture particulière ; c'est l'une d'elles qui est à l'origine du motif retenu.
    
Porte de Bali - photo

La Porte de Bali
    

Le reflet dans l'eau, quant à lui, est évidemment un pur produit de l'imagination, hommage du classique au baroque.
___Si le principe de ce tatouage n'a pas posé de question, le choix du lieu  a fait repousser sa réalisation en fin course : la logique demandait une porte verticale avec un reflet horizontal – ce qui n'est possible qu'entre la face du tibia et le dessus du pied (mais l'affleurement des os rend l'endroit particulièrement sensible) ou bien entre le bras et l'avant-bras à l'intérieur du coude ; une fois le Python et Te Aito Iti réalisés, seule restait envisageable la jointure du bras droit, malgré une cicatrice. Mais c'est alors que j'ai quitté Tahiti pour Raiatea ; le déménagement, les aménagements, la rareté des tatoueurs sur l'île firent remettre le projet de mois en mois puis d'année en année, jusqu'au retour des activités après la fin du confinement, accompagné du sentiment que c'était maintenant ou jamais . Malgré les douze ans d'interruption, la cicatrisation se fit normalement.

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12   AB  OVO

Genèse :   1- dessin   |   2- sens   |   3- lieu
Sens : À la source
Style : tribal
Réalisation : Taputapuatea (Isidore Haïti)  [22/06/20 - 1 h]

Pour boucler la boucle, ce dernier tatouage ramène à la source puisqu'il contient le nom de mes parents. Pourtant, cet in memoriam  n'est apparu que sur le tard, presque par accident.

Au départ était l'idée purement formelle d'un ambigramme (31) ; comme une page  [⇒] de mon autre site est consacrée à ce sujet, on se limitera ici à une définition très partielle, centrée sur ce cas précis : il s'agit d'un dessin dans lequel on peut lire deux mots différents selon qu'on le regarde à l'endroit ou retourné de 180 degrés ; au-delà du simple jeu de lettres (comme avec un palindrome), je trouvais intéressant de pouvoir ainsi créer un lien entre deux mots.

La première étape était de trouver les deux mots ; il faut bien sûr qu'ils se prêtent à l'exercice, le premier critère étant la longueur ; après, puisqu'on joue sur le dessin, on dispose de plus de liberté que dans le cas d'un palindrome ou même d'une anagramme. Mais divers essais en français, en latin, en polynésien n'aboutirent pas. C'est alors que j'envisageai le nom de mes parents : le prénom de mon père comporte cinq lettres et son nom, quatre ; le prénom de ma mère a dix lettres et son nom, sept ; un ambigramme était donc envisageable entre le prénom de ma mère et le nom+prénom de mon père, d'autant plus que le début paraissait particulièrement favorable : la première lettre du prénom paternel (a) est le retournement naturel  de la dernière du prénom maternel (e) ; la deuxième lettre du prénom paternel est le retournement naturel  de l'avant-dernière du prénom maternel (N, réversible).

Seconde étape : trouver la graphie permettant la double lecture de l'ensemble ; une police de fantaisie  et quelques à-peu-près ont permis d'arriver à un résultat paraissant acceptable.

Restait à fixer le lieu  ; il était bien sûr essentiel que le tatouage puisse être regardé sous deux angles opposés, mais aussi qu'il ait une taille minimale ; le mollet droit s'imposait. Comme pour la jambe gauche, les lendemains furent un peu plus piquants que la moyenne, mais sans excès.

   Tatouage AbOvo
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~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Notes ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

(1)  Effet du caractère ou des pérégrinations ? le sentiment s'est installé que les existences vécues à Paris, au Niger, à Wallis, etc., sont des vies sans lien entre elles, et que seuls des souvenirs communs réunissent ces divers « je ».
(2)  Parmi toutes les possibilités envisagées, certaines ne menaient nulle part, d'autres semblaient plus prometteuses – mais il est toujours arrivé un moment où l'une de ces dernières s'est imposée comme une évidence.
(3)  Inventer ou même dessiner n'est pas dans mes cordes ; les tatouages partent donc d'un motif existant (flash ou photo) traité pour qu'il corresponde au résultat souhaité.
(4)  Complément de la note (2) : pas de voix disant « Fais-toi faire un tatouage… » mais le sentiment qu'ainsi serait rétablie une harmonie manquante – comme le veut la devise  Facienda fiant  = faisons ce qui doit être fait (ce qui n'est en rien une lapalissade).
(6)  La Triade celtique doublera la difficulté d'éviter tout risque de récupération.
(7)  Il ne semble pas y avoir de symbole de la communauté LGBT+ en dehors du drapeau arc-en-ciel et de ses déclinaisons (cœur, personnages, globe, etc.).
      On peut alors construire un motif à partir de divers symboles de genre  comme ici  aaa   mais le résultat paraît alambiqué, faisant plus penser à un plan de métro.
   
lgbt

D'où le triangle noir (que le IIIème Reich décernait aux lesbiennes comme aux tziganes, aux handicapés mentaux, aux prostituées – en résumé, à celles et ceux qui ne satisfaisaient pas aux critères de la norme nazie) et le lambda (vieux signe de ralliement des homosexuels). Plus d'informations sur ces symboles dans cette page  [⇒]  de Wikipédia .

(8)  Après tout, il y a bien un morceau d'Espagne en France et un morceau de France en Amérique du Sud.
(9)  Preuve que l'on n'échappe pas à son destin, le dessin évoluera vers une surface encore plus vaste, et un appendice s'étendra sur la cheville.
(10)  S'agit-il d'une simple coïncidence ? Pour trois tatouages, quelques jours après la réalisation, une rougeur violacée est apparue sur l'articulation située en amont (la saignée du bras pour Te Moko, l'aisselle pour la Triade celtique, l'arrière du genou pour le Xi), restant deux à trois semaines.
(11)  Au départ, l'avant-bras gauche devait rester sans tatouage : l'intérieur porte plusieurs cicatrices et l'extérieur (tout comme celui de l'autre avant-bras) me paraissait un peu trop exposé (prévention démentie par la suite).
(12)  Cette écriture se trouve gravée sur des tablettes de bois ; lors de l'arrivée des Européens, les Pascuans n'en connaissaient déjà plus la signification exacte ; elle a donc fait l'objet de diverses tentatives de déchiffrement qui ont donné lieu à autant d'empoignades.
(13)  Il s'agit de cinq caractères empruntés au « lexique » de Jaus (qui propose environ trois cents signes rongo-rongo accompagnés d'une traduction en français et en anglais) ; ces caractères sont susceptibles de servir de base à la phrase indiquée entre les signes et leur traduction en français.
(14)  Les Tagata Manu (voir la note suivante) étaient de simples humains ; c'est à eux qu'est empruntée la partie inférieure du dessin (en rouge) ; ils honoraient comme dieu Maka-Make ; dans les pétroglyphes d'Orongo, ce dernier n'a, de l'oiseau, que la tête (le reste restant humaoïde) ; c'est elle qui est reprise dans le dessin (en vert).
(15)  Chaque année, les différents candidats au titre de Chef de l'île se choisissaient chacun un jeune « champion » ; tous ces jeunes gens se rassemblaient sur un îlot au large de la falaise d'Orongo pour attendre la venue des frégates (une variété d'oiseaux marins) ; le premier qui revenait en haut de la falaise avec un œuf de frégate devenait tagata manu, et celui pour lequel il s'était battu devenait Chef de l'île.
(16)  Seules les évocations du stoïcisme (dans la Triade celtique) et de la sagesse orientale (dans la Porte de Bali) ressortissent à cette dernière catégorie. Cela étant posé, se faire tatouer un motif et une phrase imajeren ou bien, sur douze tatouages, en avoir dix portant l'empreinte de lieux situés entre le Tropique du Cancer et celui du Capricorne, tout cela peut ne pas sembler totalement « neutre ».
(17)  Te Akau Manu est sans doute le fruit d'une troisième raison dont on trouvera un essai d'analyse à la fin de la section qui lui est consacrée.
(18)  Facétie des mots qui fait appeler manu  (= oiseau, en pascuan) un tatouage placé sur la main.
(20)  De l'autre côté, à l'intérieur de l'avant-bras, subsiste un rectangle marqué par des cicatrices - sur lesquelles l'encre prend mal et qui, plus de soixante ans après, demeurent assez sensibles.
(21)  (21)  C'est sur la piste entre Agadez et Iférouane que j'ai pris conscience de n'avoir pas cherché à laisser de trace (par des descendants, une œuvre, un nom) mais, au contraire, à recevoir et garder des empreintes (par le souvenir mais aussi par les tatouages, qui sont moins un symbole qu'une marque).

Le terme de sens  a cependant été conservé dans les descriptifs et dans divers textes pour limiter les réécritures.

(23)  Ironie du destin : le serpent reviendra deux ans plus tard (et en plus volumineux) sous la forme du Python.
(24)  Selon la légende, Apollon tua à Delphes Pytho (qui gardait la pierre marquant le nombril du monde  établi par Zeus) pour occuper le lieu, y fonder son temple et y établir son oracle le plus célèbre (la Pythie). Je dois à la vérité de préciser que la tradition la plus répandue fait de Python une femme dont seules les jambes ont la forme d'un serpent (un peu comme les sirènes), l'assimilant au monstre-femelle Echidna. Peut-être mon  Python est-elle une pythonne.
(25)  Au bleu de l'eau s'ajoutent assez naturellement  les rouge-jaune-vert de certains emblèmes guadeloupéens, que l'on peut relier au feu, à l'air (pourquoi pas ?) et à la terre (forêts ou prairies).
(26)  Peut-être ne s'agit-il que d'une interprétation personnelle, mais il est de fait que les statues situées en bordure d'océan sont tournées vers l'intérieur des terres – à l'exception de l'ahu Akivi, où l'on peut supposer que les Ancêtres veillaient sur les pêcheurs et les marins.
(27)  (27)  Les yeux n'étaient mis en place qu'une fois la statue définitivement érigée.
(28)  Xylon (en grec) et Akau (en wallisien) désignent l'un et l'autre le bois.
(29)  Les premières recherches ciblèrent Chimé – puisque je lui devais le dessin du Moko et la base de Te Akau Manu ; mais il était absent de Polynésie à cette époque, et j'entrai donc en contact avec son cousin Purotu.
(30)  Bien que la première séance ait duré quatre heures, je n'ai pas le souvenir d'une réalisation particulièrement pénible.
(31)  De façon très banale, tout est parti des ambigrammes que John Langdon a créés pour Anges et Démons  de Dan Brown.

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